Le projet Maïngo affiche des résultats prometteurs après six mois d’activités du groupement CPADES–KODE TI KOUE

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Le groupement CPADES–KODE TI KOUE a présenté, le 9 avril 2026 à Bangui, le bilan des six premiers mois de mise en œuvre du projet Maïngo. Cette revue d’activités a permis de mettre en lumière les progrès réalisés dans la création d’espaces sécurisés pour les jeunes, dans une dynamique de développement communautaire intégré.

Engagé dans la promotion de l’autonomisation des adolescents et des jeunes adultes, le projet Maïngo se distingue par une approche inclusive visant à offrir des cadres sûrs d’apprentissage, d’échange et d’encadrement, aussi bien pour les filles que pour les garçons, qu’ils soient scolarisés ou non.

Des résultats significatifs sur le terrain

Au cours de cette période, le groupement a enregistré des avancées notables. Pas moins de 1 130 espaces sûrs communautaires et clubs ont été créés, touchant près de 135 600 adolescentes et jeunes hommes. À cela s’ajoute la mise en place de 43 espaces sûrs scolaires, bénéficiant à plus de 10 000 jeunes filles.

Le projet a également permis de former et d’accompagner 75 600 jeunes, âgés d’au moins 16 ans, dans les domaines de l’éducation financière et des activités génératrices de revenus, à travers les Associations de Jeunes pour l’Épargne et le Crédit (AJEC). Dans la même dynamique, 608 mères gardiennes ont été formées pour assurer des services communautaires de garde d’enfants, contribuant ainsi à renforcer le tissu social local.

Sur le plan organisationnel, six ONG partenaires ont été recrutées pour soutenir la mise en œuvre et le suivi des activités. Par ailleurs, 81 facilitateurs et 81 coachs spécialisés ont été sélectionnés et formés en ingénierie et gestion de projet, tandis que 2 346 mentors ont été mobilisés pour encadrer les jeunes dans les différents espaces sûrs et clubs.

En complément, des structures locales telles que les Comités de Gestion des Subventions Communautaires (CGSC) ont été mises en place dans les zones pilotes, renforçant la gouvernance communautaire du programme.

Une dynamique portée par les communautés

Selon Gérard Fangbedji, ces résultats traduisent « un effort collectif, une volonté partagée et une appropriation réelle par les communautés ». Une déclaration qui souligne l’implication active des populations locales dans la réussite du projet.

La phase de déploiement s’est étendue à plusieurs zones stratégiques du pays, notamment le Grand Bangui, la Kémo, la Nana-Gribizi, la Ouaka, l’Ouham-Pendé et la Mambéré-Kadéï.

Un levier pour l’avenir des jeunes

À mi-parcours de sa première phase, le projet Maïngo s’impose comme un levier important pour l’éducation, l’inclusion sociale et l’autonomisation économique des jeunes en République centrafricaine. Les résultats enregistrés augurent des perspectives encourageantes pour la suite, notamment en matière d’extension et de consolidation des acquis dans les communautés bénéficiaires.

Eudes DAMANZI

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