La FAFECA renforce les capacités numériques des femmes entrepreneures à travers une formation axée sur les droits humains

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Plus d’une vingtaine de femmes entrepreneures membres de la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de Centrafrique (FAFECA) prennent part, du 8 au 10 avril, à un atelier de formation dédié à l’utilisation de l’approche basée sur les droits de l’homme pour promouvoir leur autonomisation économique et leur participation active dans l’espace numérique en République centrafricaine.

Organisée par la FAFECA en partenariat avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), cette initiative vise à favoriser l’inclusion numérique des femmes et à créer un environnement propice à l’égalité des chances dans un contexte marqué par la transformation digitale.

L’ouverture des travaux a été présidée par Monsieur William Lifongo, Directeur adjoint de la division des droits de l’homme de la MINUSCA. Dans son allocution, il a mis en exergue le lien étroit entre les activités économiques et le respect des droits humains, soulignant que le secteur numérique, en pleine expansion, constitue une opportunité stratégique pour renforcer l’autonomie des femmes entrepreneures.

Prenant la parole à son tour, la Présidente de la FAFECA, Madame Portia Deya Abazene, a insisté sur l’importance cruciale de la présence féminine dans l’espace numérique. « Ne pas être présent dans l’espace numérique, c’est risquer d’être invisible économiquement, car nous vivons aujourd’hui dans un monde en pleine mutation où le numérique redéfinit profondément les règles de l’économie, les modes de communication et les opportunités d’affaires », a-t-elle affirmé.

Elle a également relevé que la sous-représentation des femmes dans ce secteur s’explique par plusieurs facteurs, notamment des barrières structurelles, des contraintes sociales persistantes et une méconnaissance de leurs droits fondamentaux.

Pour les organisateurs, cet atelier se veut un cadre d’apprentissage, d’échange et de renforcement des capacités, permettant aux participantes de mieux comprendre les enjeux liés aux droits humains dans le domaine économique et numérique, tout en développant des compétences adaptées aux exigences actuelles du marché.

Au-delà de la formation technique, les initiateurs entendent ainsi promouvoir une vision inclusive du développement, où l’autonomisation économique des femmes est reconnue non pas comme une faveur, mais comme un droit fondamental devant être garanti.

À l’issue de ces trois jours de travaux, les participantes devraient être mieux outillées pour tirer parti des opportunités offertes par le numérique, tout en s’affirmant comme des actrices clés du développement économique en République centrafricaine.

Eudes DAMANZI 

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